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Comment utiliser CSS3 dès aujourd’hui

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CSS3 en bref

CSS3 permet la création d’effets visuels qui ne pouvaient pas être réalisés auparavant, ou qui nécessitaient du marquage en plus et/ou du Javascript.

En bref, CSS3 simplifie le job de l’intégrateur et met plus d’outils à sa disposition.

Parmi les nouveautées inclues dans les specifications CSS3, on trouve :

  • text-shadow : en une ligne on peut ajouter une ombre portée à du texte, et bien plus encore car on peut ajouter autant d’ombres qu’on le souhaite. Pour chaque ombre on définit les distances par rapport au texte d’origine sur les axes x et y, ainsi qu’une valeur de flou. Voici un exemple.
  • RGBA : avant on avait la propriété « opacity » qui permettait de rendre des objets translucides. L’inconvénient c’est que tout ce qui est contenu dans cet objet devient translucide, ce qui peut rendre les textes moins lisibles. Avec RGBA on peut définir des couleurs de fond et leur degré d’opacité avec la propriété « background », donc pas de problème de texte illisible.
  • Images de fond multiples : avec CSS3 on n’est plus limité à une image de fond par objet ; le nombre est a priori illimité.
  • box-sizing : cette propriété permet de changer le « box model ». On a la possibilité d’inclure le padding dans la taille de l’objet, ou le padding + la bordure.

Cette liste n’est pas exhaustive ; Il existe bien d’autres propriétés : dégradés, animations, rotations et autres.

Le problème

Toutes ne sont pas compatibles avec les mêmes navigateurs et à ma connaissance, aucune n’est compatible avec les versions 7 et 8 d’Internet Explorer. Il faudra attendre IE9 pour voir du CSS3 chez Microsoft. (Voir ce tableau de compatibilité des navigateurs avec CSS3.)

Comment utiliser CSS3 dès aujourd’hui alors que Internet Explorer concerne plus du tiers des internautes ?

Cela va dépendre du projet, car si vous créez un site pour un public en particulier qui utilise à 80% IE7, ce n’est peut-être pas très intéressant d’utiliser CSS3. En revanche si votre public se situe dans la moyenne avec 35% de IE, ou mieux, si vous vous adressez à un public assez « geek », vous pouvez dès maintenant utiliser CSS3 tout en travaillant sur des vues alternatives pour les navigateurs moins évolués.

Par ailleurs, il faut savoir que certaines propriétés CSS3 peuvent être reproduites à l’aide de filtres pour IE (ombres, transparence, rotations). Ces filtres sont un peu pénibles à utiliser et ne produisent pas exactement les mêmes effets que CSS3 mais ça peut dépanner. Ne pas oublier de les mettre dans des feuilles de style séparées.

Solution : la dégradation gracieuse

Il est tout a fait possible de concevoir un site utilisant CSS3 pour des effets d’ombres, de rotations, de dégradés ou autre, et d’offrir une version alternative, plus simple, aux navigateurs moins évolués.

Cas pratique : CannyBill.com

Le site CannyBill.com a été réalisé par Andy Clarke. Si vous visualisez ce site sur plusieurs navigateurs vous verrez quelques petites différences. Cet article écrit par Andy Clarke explique sa démarche et présente des aperçus des différents navigateurs.

Selon Andy Clarke, star du Design Web et défenseur des standards Web, il ne faut pas chercher à obtenir exactement le même design dans tous les navigateurs ; il faut produire la meilleure version du site pour le meilleur navigateur (sa référence à lui est Safari 4), puis on descend la chaîne des navigateurs jusqu’à IE en adaptant le design.

Au final, l’utilisateur ne se rendra compte à aucun moment qu’il ne voit pas certains effets du fait du navigateur qu’il utilise. On parle donc de « dégradation gracieuse » car quel que soit le navigateur utilisé, l’internaute est face à un site cohérent visuellement.

Cas pratique : For a beautiful web

Sur la page d’accueil il y a 3 jaquettes de DVD en vente. Sur Safari 4, quand on passe la souris sur une jaquette, le DVD sort vers la droite avec un effet de rotation. Sur Firefox 3.6 le DVD sort sans effet de rotation, et sur IE 7 et 8, le DVD ne bouge pas.
Dans aucun de ces cas l’internaute se demande-t-il si c’est normal ou « cassé » – car peu de gens regardent un même site sur 5 navigateurs différents – donc il s’agit d’un petit plus pour les utilisateurs de Safari et Firefox.

CSS3 en 2010

Donc, pourquoi ne pas utiliser CSS3 dès aujourd’hui ? Il existe un outil qui permet de styler les éléments d’une page différemment selon qu’un navigateur supporte telle ou telle propriété CSS3 en incluant un simple fichier Javascript. Il s’agit de Modernizr. Par exemple, si le navigateur utilisé ne supporte pas le RGBA, Modernizr ajoute la classe « no-rgba » sur le tag HTML, ce qui permet de définir d’autres couleurs pour tous les navigateurs qui ne supportent pas RGBA.

Dans cette expérience, j’ai utilisé du RGBA, des images de fond multiples, et la propriété box-sizing pour inclure le padding et la bordure dans les tailles que j’ai défini.

Quelques liens

J’ai trouvé plusieurs outils qui génèrent les styles en donnant les versions des différents navigateurs. Chacun de ces outils ne propose pas les mêmes propriétés donc il faut en utiliser plusieurs.

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Maquettes interactives : le design dans le navigateur

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Toujours à la recherche de nouveaux process, outils et pratiques, je me suis penchée sur l’idée de ne plus passer par Photoshop pour la création graphique de sites, mais de passer tout de suite à l’intégration. Francis Chouquet (fran6art) parle de « maquettes interactives« .

Le sujet fait un peu de bruit depuis quelques mois, certains voient les avantages de cette manière de travailler, d’autres ne sont pas prêt d’abandonner Photoshop de ci-tôt. Et bien sûr il y a ceux qui se situent au milieu.

Pourquoi une idée aussi farfelue ?

Tout Designer Web soucieux des meilleures pratiques en matière d’ergonomie, de référencement et d’accessibilité, saura que le contenu d’un site est primordial. Alors pourquoi ne pas structurer le contenu d’une page avant de passer à la couche design ? Voilà d’où est née l’idée du « designing in the browser », ou en français, du design dans le navigateur.

Cette manière de travailler n’est pas nouvelle, mais la naissance de CSS3 lui donne un intérêt nouveau. En effet, il est maintenant possible de créer de nombreux effet tels que des ombres, des rotations, des transparences et des dégradés, avec CSS3.

Vous me direz, CSS3 ne marchera pas dans de nombreux navigateurs populaires, alors pourquoi compter dessus ? Il y a plusieurs réponses possibles à cette question ;

  1. On pourrait dire que justement, cette méthode va permettre de concevoir un site avec les principes de « dégradation gracieuse » en tête. Peut-être que IE n’aura pas de coins arrondis ni d’ombre, mais on peut faire en sorte que la page reste visuellement intéressante et ergonomique sans ces éléments de design.
  2. Travailler dans le navigateur dès le début peut permettre d’éduquer son client de manière plus efficace : il verra tout de suite les différences d’un navigateur à l’autre au lieu de s’étonner qu’au final, son site n’est pas tout à fait le même que la maquette sous Photoshop.
  3. On peut choisir cet outil de travail comme point de départ, mais rien ne nous empêche d’altérer le code et de rajouter des images par la suite pour que certains effets soient visibles sur tous les navigateurs. Avant tout l’intérêt est de ne pas travailler dans un format statique. On peut même faire des captures écran et les envoyer au client si on veut mais ça perd un peu de son intérêt.

Photoshop vs. le navigateur

Alors bien entendu chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Dans Photoshop il sera sans doute plus rapide d’arriver à un design satisfaisant. D’après Dan (Wuup), qui a testé le design dans le navigateur pour ses clients, la phase du design initial est plus longue que dans Photoshop mais au final on gagne du temps sur le développement et donc sur la totalité du projet.

Je pense que les deux méthodes sont valables ; qu’on travaille dans Photoshop ou dans le navigateur, il s’agit de choisir un outil de création graphique qui sera le plus adapté à un projet et à un Designer Web.

Dan coupe la poire en deux en suggérant que le design d’une ou deux pages soit fait dans Photoshop, et le reste du site dans le navigateur. Ça me parait assez raisonnable comme approche, mais je ne suis pas sûre que ce soit très novateur.

Au moins, si on est le genre de Designer Web qui sait coder, on a le choix des outils. Mais ça c’est un autre débat qui fait du bruit depuis plusieurs années…

Quelques liens

  • sxsw.beercamp.com : voici un site qui a été réalisé non seulement dans le navigateur, mais surtout avec aucune image – que du code !
  • 24ways.org (en anglais) : Meagan Fisher exprime son dégoût pour Photoshop et son approche du design qui consiste à commencer par le contenu.
  • Design Shack (en anglais) : voici une liste d’astuces et d’outils pour aider à concevoir un site dans le navigateur.
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Typographie, navigateurs et CSS

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Récemment, alors que j’étais en phase d’intégration d’un site dont je venais de réaliser la maquette graphique, je me suis heurtée à quelques problèmes de rendu de typographie.

Il faut savoir que le site en question a un fond très foncé avec du texte clair, et que j’ai plus souvent conçu des sites clairs au texte foncé (meilleure lisibilité).

1er problème : rendu du texte plus gras sur mac

A ma grande surprise, mes titres en Palatino italisés apparaissaient en gras sur Mac. Je savais que sur Mac le texte était plus gras que sur Windows, ce que je ne savais pas c’est que l’écart est encore plus élevé quand le fond est foncé et le texte clair. En plus de ça chaque navigateur a un rendu un peu différent. Je n’étais pas prête à accepter une telle injustice donc je me suis lancée en quête d’une solution.

Je n’en ai pas trouvé à ce jour. Les différentes valeurs de font-weight (100, 200, … 900) ne servent à rien si la famille de police d’écriture ne contient pas suffisamment de variations, ce qui est souvent le cas. J’espérais trouver un moyen de tricher un peu avec de Javascript, sans succès.

Pour éviter ce genre de surprise, je vais peut-être essayer TypeKit sur le prochain projet. C’est une bibliothèque de polices d’écritures qui ne coûte pas cher (gratuit jusqu’à 2 polices pour un site) et qui est censée avoir un impact négligeable sur la performance du site. Cela me permettra de jouer sur les différentes variations d’une même police (extra light, light, roman, etc.).

2ème problème : rendu du letter-spacing

Dans Photoshop j’avais choisi de réduire l’espacement entre les lettres par -5 pour les titres. Dans ma feuille de style j’ai donc joué avec différentes valeurs de letter-spacing afin d’arriver à un résultat similaire. J’étais plutôt satisfaite de la valeur -0.02em. Sauf que ça ne marchait ni dans IE6 ni dans IE7, mais ce qui me dérangeait le plus était que ça ne marchait pas bien dans Chrome alors que le rendu devrait être le même que sur Safari (en théorie).

Je n’ai pas trouvé d’explication valable mais sur un forum on m’a proposé d’utiliser la valeur -1px au lieu d’une valeur relative en EMs et c’est l’option que j’ai choisie. J’utilise toujours des valeurs relatives pour le texte mais dans ce cas particulier j’estime que ça n’enlève rien à l’accessibilité du site.

Par contre sur la dernière version de Firefox pour Mac (3.6), les lettres de mes titres sont un peu trop serrées. A propos de Firefox, voici un article qui révèle quelques bugs qui varient d’une version de Firefox à l’autre. Mon problème pourrait en être un de plus.

Au final j’ai donc choisi la valeur -1px car elle rend bien sur la plupart des navigateurs. Après tout, peu de gens sont sur Firefox pour Mac et quand bien même ils utiliseraient ce navigateur, c’est tout à fait lisible.

Conclusion

Il faut accepter que les rendus seront un peu différents d’un navigateur à l’autre et que ça fait partie du jeu. En tant que designer web avec des qualités d’intégrateur, j’ai toujours envie que le site soit la réplique exacte de mon PSD, puisque c’est ce que le client a validé, cependant certains détails échapperont toujours à notre contrôle.

Quand on pense au temps que le designer passe à rendre son site « joli » dans tous les navigateurs, l’idée de travailler directement dans celui-ci fait sens. Nous explorerons cette idée dans le prochain article.

rodin

6 astuces pour le Designer Web en manque d’inspiration

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Je vous propose quelques astuces qui peuvent aider le Designer Web à retrouver sa muse. Si vous en avez d’autres n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

1) Consulter des galeries de sites

Ces galeries n’arrêtent pas de se multiplier sur le web.. Elles sont très utiles car elles offrent souvent une sélection de très bons designs dans l’air du temps. Il est inutile de les consulter toutes car on finit par retrouver les mêmes liens et on risque de se disperser. Mieux vaut en choisir quelques unes qui vous conviennent.

Certaines permettent de filtrer les résultats par catégories (charte graphique, style, type de site, éléments de design) :

D’autres galeries ne permettent pas de filtrer les résultats par catégorie mais sont tout de même intéressantes :

2) Consulter des collections d’éléments

Il s’agit d’un concept un peu différent des galeries de sites. Patterntap est composé de 45 collections d’éléments web. Admettons que vous souhaitiez trouver des idées de style de navigation, il vous suffit de consulter la collection de capture écrans de navigations. Parmi les 45 collections on trouve : header, footer, boutons, icônes, titres, typographie, listes, 404…

Je ne connais que Patterntap dans ce genre. Si vous en trouvez d’autre n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

3) Jeter un œil sur la concurrence

Allez voir à quoi ressemblent les sites des concurrents de votre client et d’autres sites du même domaine. S’il s’agit d’un restaurant, regardez des sites de restaurants à travers le monde. Cela vous donnera des idées de ce que vous aimeriez faire ou au contraire de ce que vous voulez à tout prix éviter.

4) L’auto-inspiration

Si vous travaillez comme designer web depuis quelques années, vous avez probablement réalisé quelques bon designs dont vous avez momentanément oublié l’existence. Les consulter peut vous aider à reprendre confiance et trouver de nouvelles idées. Le mieux est d’avoir votre propre site portfolio que vous gardez à jour.

5) Utiliser un site de bookmarking

J’utilise Delicious depuis plusieurs années mais il y en a d’autres (Digg, StumbleUpon…). L’essentiel est d’en choisir un et de l’utiliser activement.

Quand vous surfez sur le web et que vous voyez un site dont le design vous plait, ajoutez-le à vos favoris et choisissez bien les mots-clef que vous lui associez. Si c’est un site très sombre n’hésitez pas à ajouter le mot « sombre » ou « dark ». Si vous aimez particulièrement le logo, et la typographie, ajoutez donc les mots « logo » et « typographie ». Peut-être est-ce un site de ecommerce? Ajoutez donc le mot « ecommerce ». Vous serez bien content de retrouver ces sites plus tard quand vous manquez d’inspiration.

Vous pouvez aussi faire une recherche parmi les favoris des autres utilisateurs. C’est souvent plus utile que de passer par un moteur de recherche classique.

6) S’éloigner de l’ordinateur

C’est sans doute le conseil que j’applique le moins ; beaucoup vous le diront, prendre une pause et regarder le paysage ou un livre de design (pas forcément web) peut aider à trouver de l’inspiration.

Et vous, qu’est ce qui vous inspire ?

Mise à jour : the Smashing Magazine vient de publier un article avec d’autres conseils pour trouver de l’inspiration (en anglais).

blog_wordpress_mu

Qu’est ce que WordPress MU

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Vous connaissez sûrement WordPress, le meilleur outil de blog à ce jour. WordPress est un produit (ou logiciel) Open Source, c’est à dire qu’il a été développé par la communauté de développeurs web à travers la planète. Il a connu de multiples évolutions et améliorations, et en est aujourd’hui à la version 2.8.3. Mais vous ne connaissiez peut-être pas encore WordPress MU, son grand frère. (Lire la suite…)